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Région

Terrains et Circuits Moto Cross de la région Corse

La Corse-du-Sud réunit cinq des terrains de moto-cross référencés sur l'île, la Haute-Corse quatre. La Corse se place treizième des dix-huit régions, et aucune ligue historique de moto-cross ne lui est rattachée. Le sable est déclaré sur deux pistes, le caillou sur une ; ailleurs, la roue avant travaille dans la terre, avec des ornières qui se forment là où tout le monde passe au même endroit et des dévers qui se prennent à la bonne vitesse plutôt qu'au frein. C'est un sol qui pardonne tant qu'on le lit, qui durcit quand il sèche et se délite dès qu'il prend l'eau, et qui n'est pas tout à fait le même à la fin de la journée qu'au premier roulage du matin. Rouler ici demande donc de regarder la piste avant de regarder le chrono.

Les départements de la région

9 circuits

En Corse, neuf terrains sont référencés : cinq restent ouverts, deux ont fermé. On y recense sept moto-clubs, tous en Corse-du-Sud, quand la Haute-Corse n'en compte aucun pour ses quatre terrains référencés. La moto et le MX figurent sur les neuf terrains, le moto-cross FFM sur six, le moto-cross enfant sur deux. Sur six terrains, il faut une licence FFM, et aucun n'est référencé comme accessible hors fédération ou sans licence : le titre se prend en amont, pas au portail. Côté tarif, la journée s'achète de 5 à 15 €, médiane à 10 €.

Le Terrain Moto Cross de Vero atteint 1950 mètres : aucun tracé plus long n'est référencé sur l'île. Lire un tracé, c'est d'abord repérer où il donne et où il reprend. Une table se franchit à plat, gaz tenus, et se rate dès qu'on coupe au décollage ; un double se prend ou ne se prend pas, jamais à moitié. Les whoops se passent debout, bras souples, la moto qui galope sous le pilote pendant que le buste reste haut. Un virage relevé se rentre haut et se ressort bas, en appuyant sur le repose-pied extérieur. Les ornières, une fois formées, deviennent des rails : on les suit, on ne les combat pas, et l'on choisit la sienne dès l'entrée du virage. Le premier tour sert à cela, le deuxième à vérifier qu'on a vu juste.

Un moto-club, vu du portail, c'est quelqu'un qui ouvre le dimanche matin. Vu de l'intérieur, c'est un tracteur, une herse, une citerne d'arrosage, des bottes de paille, des piquets, des bâches, et des gens qui passent leurs samedis à déplacer tout cela. Les ornières se rebouchent, les sauts se reprofilent, les zones qui se creusent trop se ferment le temps de sécher. Les bottes de paille se remplacent, les grillages se retendent, les panneaux se repeignent. Les cotisations et les droits d'accès paient le carburant, l'assurance et le matériel ; le reste se fait à la pelle et au râteau, entre deux journées de roulage. Quand la herse ne sort plus, le tracé le dit vite : les bosses s'arrondissent, les entrées de virage se creusent et la végétation reprend les abords.

Faire rouler un enfant demande d'abord une machine à sa taille, sur laquelle il pose les pieds à l'arrêt, un casque et des protections à sa mesure et non celles du grand frère, puis une piste ou une portion de piste qui lui soit réservée. Un enfant équipé de protections trop grandes finit par les enlever, et un enfant qui a chaud et soif cesse d'écouter. L'école de pilotage du club sert à cela : un moniteur, des groupes de niveau, des exercices courts, des séances qui s'arrêtent avant la fatigue. Le rôle du parent tient en peu de gestes : amener, équiper, laisser faire, et ne pas transformer une séance en compétition. Une séance courte et répétée souvent laisse l'enfant redemander la suivante ; une séance trop longue le fait rentrer en traînant les bottes.