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Région

Terrains et Circuits Moto Cross de la région Grand Est

Le Grand Est occupe le deuxième rang national pour les terrains de moto-cross recensés, et aucun de ses départements ne reste vide. Ce qui s'apprend vite ici, c'est que le sol commande. Les surfaces varient d'un terrain à l'autre, et le pilote qui trouve ses appuis un dimanche se retrouve à chercher son adhérence le suivant, sur une autre piste. Cela s'anticipe : le choix des pneus, la pression, la façon d'aborder les premiers tours et même l'envie de forcer ou non dépendent de ce qu'on va trouver sous les roues. Les habitués se décident donc sur l'état de la piste plutôt que sur l'adresse, et ils téléphonent au club avant de charger la moto.

Les départements de la région

89 circuits

Le poids des départements se lit d'abord dans la Marne : 16 terrains, 10 clubs. Vient ensuite la Moselle avec 13 terrains et 8 clubs, puis l'Aube avec 12 terrains et 5 clubs. Les Ardennes, le Haut-Rhin et les Vosges en alignent 8, pour 5 clubs dans les premières et 7 dans les deux autres ; la Meuse en a 7 et 6 clubs ; le Bas-Rhin 6 et 6 ; la Haute-Marne 6 et 3 ; la Meurthe-et-Moselle 6 et 5. La base en recense 89, dont 46 ouverts, aux côtés de 62 moto-clubs ; 12 terrains y ont fermé. Les terrains relèvent de trois ligues historiques : l'Alsace, la Champagne-Ardenne et la Lorraine. Ce maillage fédéral est plus ancien que la carte des régions et ne lui correspond pas ; les totaux d'une ligue et ceux de la région ne se cumulent pas.

Côté surfaces, le caillou revient sur 19 terrains, la craie sur 15, le sable sur 13 et l'argile sur 12. Les conditions d'entrée penchent du côté des licences non fédérales : 54 terrains les acceptent, quand 19 imposent la licence FFM et que 4 se passent de licence. L'entrée coûte de 3 à 40 € selon le terrain, et la médiane relevée tombe à 10 €. Les disciplines déclarées suivent l'usage : « Moto » sur 84 terrains et « MX » sur 77 ; le moto-cross FFM en réunit 63, l'UFOLEP 54, le quad 34, le moto-cross enfant 30. Avec 2500 m, Schweyen tient la plus grande longueur de tracé de la région.

Avec autant de terrains qui déclarent le quad, le partage de la piste devient un sujet ordinaire. Un quad ne prend pas les mêmes trajectoires qu'une moto : il freine à plat, s'appuie sur ses roues extérieures et cherche l'extérieur du virage là où une moto plonge à la corde. Le pilote travaille beaucoup au poids du corps, jambes fléchies, buste porté vers l'avant à l'accélération pour garder de la charge sur le train avant, puis ramené en arrière quand il faut faire passer les roues sur une bosse. Beaucoup de clubs prévoient pour cette raison des plages horaires distinctes. Quand ce n'est pas le cas, le dépassement se prépare de loin : on se montre, on laisse de la place, on ne se rabat pas dans la roue de l'autre.

Le sable, lui, impose son mode d'emploi. On y roule debout, plus haut sur les repose-pieds qu'on ne le croit, bras souples et regard loin, parce que la machine se met à louvoyer dès qu'on la retient. La règle tient en peu de mots : on garde les gaz. Couper, c'est laisser l'avant s'enfoncer et partir au tas ; conserver de la traction, c'est laisser l'arrière chasser tranquillement et aller chercher l'appui du bourrelet en sortie de courbe. Les ornières se creusent vite et se déplacent d'un tour à l'autre, donc on relance dès la sortie du virage et on change de ligne avant que celle qu'on suit ne devienne un fossé. Ce sol use aussi la mécanique : filtre à air propre, chaîne graissée, et de l'eau à boire, parce qu'une séance là-dessus tire sur les avant-bras.

Anciennes ligues de ce territoire

Avant la réforme de 2016, Grand Est se partageait entre 3 ligues. Leurs pages sont conservées telles quelles.