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Région

Terrains et Circuits Moto Cross de la région Île de France

En Île-de-France, la carte du moto-cross se resserre sur quelques départements : la Seine-et-Marne rassemble neuf terrains référencés, l'Essonne cinq, les Yvelines et le Val-d'Oise un chacun. Quatre départements n'ont aucun terrain référencé : Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. Douzième des dix-huit régions, l'Île-de-France demande de savoir à l'avance où l'on va rouler. Le Terrain Moto Cross de Vigneux sur Seine porte le tracé le plus étendu du territoire, 1850 mètres. Sur une piste de cette longueur, tout se gagne à la sortie des virages, là où la roue arrière cherche son appui avant la ligne droite. Cela suppose aussi de soigner sa position : buste en avant, coudes hauts, regard porté vers la sortie du virage et non sur la roue avant, faute de quoi la moto se redresse d'elle-même et la ligne droite se prend avec un temps de retard.

Les départements de la région

16 circuits

Seize terrains figurent au répertoire francilien, accompagnés de 13 moto-clubs, dont sept en Seine-et-Marne et un dans le Val-de-Marne. Une ligue historique porte le territoire, la Ligue Moto Cross d'Ile de France. Ligue et région ne recouvrent pas le même périmètre : le découpage fédéral précède l'autre et répond à ses propres raisons, si bien qu'additionner leurs chiffres n'apprendrait rien. Un club, c'est ce qui décide de l'ouverture, entretient le tracé et encadre les roulages.

La moto est déclarée sur 15 terrains, le MX sur 14, le moto-cross FFM sur 13, le moto-cross enfant sur 6. Côté sols, le sable apparaît sur trois terrains, l'argile sur trois, le caillou sur un. Sable et argile ne pardonnent pas les mêmes erreurs : le premier veut du régime et de la constance, la seconde perd toute accroche sitôt mouillée, puis sèche, durcit et envoie des mottes dans les jambes. Le caillou, lui, demande d'anticiper les freinages et de soigner ses protections.

Sept terrains restent ouverts aujourd'hui, et deux ont fermé. L'appel au club devient la première étape d'une sortie, avant même de sortir la moto du garage. Chaque terrain ouvre selon son propre calendrier : journées réservées aux licenciés, créneaux par catégorie, fermeture pour travaux ou pour une épreuve. La veille compte autant : une piste détrempée reste fermée pour ne pas se labourer, une piste trop sèche attend l'arrosage que le club programme à sa main. Un appel ou un message, et l'on sait si l'on part, à quelle heure le portail ouvre et ce que coûte la journée.

Le titre à présenter change d'un portail à l'autre : cinq terrains franciliens exigent la licence FFM, huit acceptent un titre hors fédération et un terrain ouvre sans licence. Compter de 5 à 20 € pour rouler la journée, avec une médiane à 12 €. L'équipement, lui, ne varie pas : un casque homologué, le dos et le thorax protégés, des bottes qui tiennent la cheville, et des vêtements que l'on peut salir sans regret. Sur place, on commence par tourner doucement pour apprendre le tracé, on laisse passer les plus rapides sans manœuvre brusque, et on relève ses repères de freinage un par un avant d'essayer de les tenir deux tours de suite.

Derrière chaque journée ouverte, il y a un club et une poignée de bénévoles. Monter une épreuve locale, c'est du fléchage, des commissaires de piste, un poste de secours, un parc coureurs, un contrôle des licences, un ravitaillement, puis la remise en état du tracé le lendemain. Le public voit les manches ; il ne voit ni la réunion du jeudi soir, ni les heures de tracteur du samedi matin. Pour un pilote, venir donner un coup de main une fois dans la saison change la façon de regarder un terrain : on comprend pourquoi une zone est fermée, pourquoi un virage a été redessiné, pourquoi le club insiste autant sur les horaires, et l'on repart avec une idée assez nette de ce que représente une journée d'épreuve.

Anciennes ligues de ce territoire

Avant la réforme de 2016, Île de France se partageait entre 1 ligue. Leurs pages sont conservées telles quelles.