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Région

Terrains et Circuits Moto Cross de la région Provence

Le Vaucluse porte huit des terrains de moto-cross référencés en Provence, les Bouches-du-Rhône six ; les Alpes-de-Haute-Provence en alignent quatre, les Alpes-Maritimes deux, les Hautes-Alpes et le Var un chacun. Onzième au compte des terrains, la Provence n'a aucun département sans terrain référencé. Les sols, eux, se partagent : l'argile est déclarée sur quatre terrains, le caillou sur quatre, le sable sur deux, et ces trois matières ne réagissent ni à la pluie ni au soleil de la même manière. Un pilote qui tourne dans plusieurs clubs de la région n'y pose donc pas la roue avant de la même façon, n'y règle pas ses suspensions à l'identique et n'y attend pas la même adhérence après une averse. Changer de terrain revient souvent à changer de méthode.

Les départements de la région

22 circuits

Des 22 terrains provençaux portés au répertoire, 11 sont ouverts ; quatre ont fermé. On y dénombre 14 moto-clubs, dont la répartition ne suit pas celle des pistes : les Bouches-du-Rhône en comptent cinq, le Var aucun pour son terrain référencé. Une ligue historique couvre le territoire, la Ligue Moto Cross de Provence. Ce n'est pas la carte de la région : les ligues ont été dessinées plus tôt, sur d'autres frontières, et leurs comptes restent séparés.

La moto et le moto-cross FFM arrivent en tête des mentions, portés chacun par 21 terrains, tandis que le pit bike est déclaré sur 10 pistes, le dirt bike sur 10 également. Côté longueur, le Terrain Moto Cross de l'Amitié à Isle sur la Sorgue développe 2300 mètres, plus grand tracé relevé en Provence. Un même terrain accueille donc des machines très différentes, et le partage de la piste s'organise autant par le regard que par le règlement : on s'écarte pour qui va plus vite, on signale de la main quand on ralentit, et on sort de la trajectoire avant de s'arrêter, jamais au point de corde.

Sur un sol caillouteux, les pierres remontent au fil de la journée : ce qui roulait propre le matin devient roulant et piégeux l'après-midi. La roue avant ne s'enfonce pas, elle dévie ; le freinage se prépare tôt, bien droit, et se relâche dès que la moto part de travers. Les protections prennent tout leur sens : pare-pierres, sabot moteur, protège-mains, durites rangées à l'abri. Les pneus encaissent aussi, gommes entaillées et flancs marqués, avec une pression un peu remontée pour éviter le pincement à la jante. Et le regard descend d'un cran : la ligne propre change à chaque passage, elle se choisit juste devant la roue.

16 terrains provençaux réclament une licence FFM ; trois ouvrent à d'autres titres, un se passe de licence. Autant savoir ce que chacun recouvre avant de prendre la route. La licence fédérale annuelle ouvre l'entraînement comme la compétition, avec un certificat médical à jour et une affiliation par le club. L'UFOLEP propose sa propre voie, elle aussi adossée à un club, avec ses catégories et son calendrier. Reste le titre à la journée, délivré sur place par le club organisateur : il couvre le roulage du jour et rien au-delà. Le prix d'une journée oscille de 5 à 25 € d'un terrain à l'autre, médiane à 10 €.

Le cross se pratique sur un terrain fermé, et ce n'est pas qu'une formalité. Une piste de club est bornée, entretenue, balisée dans un sens de circulation, avec des zones de dégagement et quelqu'un qui décide de l'ouverture. Un chemin, une carrière ou un sous-bois n'offrent rien de cela : pas de secours organisé, pas de sens unique, pas de sol préparé, et le premier promeneur croisé dans un virage aveugle change la journée de tout le monde. L'enduro et la randonnée ont leurs cadres, leurs tracés et leurs licences ; ils ne se substituent pas au cross. Sur une piste de club, on peut refaire le même virage jusqu'à le sentir passer tout seul.

Anciennes ligues de ce territoire

Avant la réforme de 2016, Provence se partageait entre 1 ligue. Leurs pages sont conservées telles quelles.