Région
Terrains et Circuits Moto Cross de la région Normandie – page 2
La Normandie se classe dixième des régions pour ses terrains de moto-cross recensés, et aucun de ses départements n'en est dépourvu. L'Eure compte sept terrains, devant le Calvados et la Seine-Maritime avec six chacun ; l'Orne en aligne cinq, la Manche trois. Le sol, lui, ne se répète pas d'une piste à l'autre : le caillou est déclaré sur neuf terrains, le sable sur trois, la craie sur trois également. Trois matières, donc trois façons de freiner, de régler les suspensions et d'user les pneus, et trois comportements différents dès que la piste prend l'eau. Un pilote normand apprend son territoire piste par piste : ce qui passait sur du caillou ne passe pas forcément sur du sable, et les premiers tours servent autant à relire le sol qu'à reconnaître le tracé.
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26 circuits
Fermé
Le moto-cross normand tient en 26 terrains recensés, dont 20 ouverts ; deux ont fermé. On compte 21 moto-clubs sur le territoire. Une ligue historique le recouvre, la Ligue Moto Cross de Normandie. Région et ligue ne se confondent pas : le découpage des ligues est antérieur, il suit sa propre carte, et les chiffres de l'une ne s'ajoutent pas à ceux de l'autre.
Les terrains normands déclarent surtout la moto et le MX, 23 mentions pour chacune, et 13 d'entre eux accueillent le side-car. Le Terrain Moto Cross de Rauville la Place affiche 2500 mètres, plus grand développement de piste relevé dans la région. La fatigue des avant-bras, elle, se joue dans les portions roulantes : c'est là qu'on peut relâcher les mains et desserrer la prise sur le guidon, faute de quoi le dernier quart de séance se passe à serrer sans pouvoir freiner.
Sur une piste sablonneuse, le pilotage se réorganise. Le frein avant ne sert presque plus : ce sont la vitesse et le régime moteur qui tiennent la moto en ligne. On recule sur la selle, on garde les coudes hauts, on laisse la roue avant flotter au lieu de vouloir la poser. Les relances se font aux gaz, tôt, quitte à sentir l'arrière chasser ; couper, c'est enfoncer la roue et repartir de rien. Le sable creuse aussi ses propres ornières, molles et mouvantes, qui ne se lisent pas comme celles de la terre : elles se devinent à l'assiette de la moto et au bruit du moteur avant de se voir.
Pour un premier roulage, tout commence par la question du titre. Huit terrains normands exigent une licence FFM, 13 acceptent un titre pris hors fédération et quatre s'ouvrent sans licence. À la journée, le ticket d'entrée se situe entre 7 et 15 €, pour une médiane à 10 €. Côté tenue, ce qui compte est que rien ne bouge ni ne flotte : un casque qui ne tourne pas sur la tête, une dorsale qui reste en place quand on se met debout, des bottes serrées jusqu'en haut, des manches et un bas de pantalon qui n'accrochent rien. Le reste s'apprend sur place et se demande au club plutôt qu'il ne se devine : dans quel sens tourne la piste ce jour-là, où se placent les débutants, quelles zones sont fermées pour travaux.
Emmener sa moto a sa propre méthode. Rampe calée et tenue, moto sanglée par les tés de fourche et non par le guidon, robinet fermé, roue avant bloquée contre la ridelle ou dans un sabot. Le jerrican, la caisse à outils, un bidon d'eau pour se rincer les mains et un tapis environnemental à poser sous la moto au parc se chargent avant elle, pas après. Au retour, la boue sèche pèse et cache tout : une moto rentrée lavée se prépare le lendemain au lieu de se gratter. Et le fourgon se range comme la caisse à outils, chaque chose toujours à la même place, parce qu'on charge souvent de nuit et pressé.
Anciennes ligues de ce territoire
Avant la réforme de 2016, Normandie se partageait entre 1 ligue. Leurs pages sont conservées telles quelles.