Aller au contenu

Région

Terrains et Circuits Moto Cross de la région Nouvelle Aquitaine – page 5

Première région française par le nombre de terrains de moto-cross référencés, la Nouvelle-Aquitaine n'a pas un seul département vide, mais l'écart entre eux reste large. Rouler ici suppose de choisir son terrain plutôt que de le subir : le sol change d'un site à l'autre, les conditions d'accès encore davantage. Les pilotes installés raisonnent donc en ensemble de terrains plutôt qu'en terrain unique, celui dont le sol tient après la pluie, celui qu'on garde pour rouler long et travailler l'endurance, celui où l'on tourne sans forcer quand on reprend après une coupure. Cette façon de fonctionner par grappes de sites plutôt que par voisinage immédiat demande un peu d'organisation en amont, et elle change la manière de préparer un week-end de roulage.

123 circuits

La Gironde arrive en tête avec 18 terrains et 14 clubs, devant la Corrèze et ses 16 terrains pour 7 clubs, puis la Dordogne (13 terrains, 9 clubs) et les Landes (12 terrains, 5 clubs). La Vienne en aligne 10 sans aucun moto-club référencé, quand la Haute-Vienne en compte 7 et autant de clubs. Suivent les Deux-Sèvres et les Pyrénées-Atlantiques (9 chacune, pour 5 et 8 clubs), la Charente (8 terrains, 5 clubs), puis la Charente-Maritime, la Creuse et le Lot-et-Garonne (7 chacune, pour 3, 4 et 3 clubs). Sur l'ensemble, la région compte 123 terrains référencés, dont 55 ouverts, et 70 moto-clubs ; 10 ont fermé. Trois ligues historiques recouvrent ce territoire, l'Aquitaine, le Poitou-Charentes et le Limousin, selon un découpage antérieur à celui des régions : leurs contours ne se superposent pas aux siens, et leurs chiffres ne s'y ajoutent pas.

Sur 46 terrains, la licence FFM est la condition d'entrée ; 63 en acceptent d'autres et 5 se roulent sans licence du tout. Le droit d'accès à la journée s'étend de 5 à 40 €, avec une médiane à 10 €. Parmi les disciplines déclarées, « Moto » revient sur 119 terrains, « MX » sur 114, le moto-cross FFM sur 89 ; viennent ensuite l'UFOLEP, présente sur 63 terrains, le quad sur 55, puis le side-car sur 27. Hors terre battue, le sable concerne 38 terrains, l'argile 28 et les cailloux 17. Le plus long tracé de la région, à St Leger de Balson, développe 7000 m, mais c'est un parcours typé MX et endurance : on n'y tourne pas comme sur une piste de cross ordinaire.

Cette dispersion pose très vite une question concrète, celle du transport de la moto. Le fourgon règle tout et coûte cher ; la remorque suffit, à condition de l'armer correctement. On sangle par les tés de fourche et non par le guidon, on comprime légèrement la fourche, on ajoute une sangle arrière qui l'empêche de reculer, et on revérifie la tension après les premiers kilomètres. Le reste se prépare la veille : essence dans un bidon fermé, plaque de propreté sous la moto, caisse à outils rangée pour ne pas tout vider sur le parking. De l'eau, de quoi se laver les mains et des vêtements secs pour le retour tiennent peu de place.

Le choix de la machine se pose souvent en même temps. Une petite cylindrée pardonne les erreurs de main droite et oblige à porter de la vitesse dans les courbes, ce qui construit le pilotage ; une grosse cylindrée sort des ornières sans effort et masque les défauts jusqu'au jour où elle cesse de le faire. Le deux-temps demande de garder le moteur dans sa plage, donc de travailler la boîte et l'anticipation. Le quatre-temps tire plus bas, se conduit au frein moteur et fatigue moins les avant-bras sur une piste défoncée, mais il pèse davantage et réclame un entretien suivi. Pour une première moto, le critère utile n'est pas la fiche technique : c'est la hauteur de selle, la facilité à trouver des pièces et le fait de pouvoir relever la machine seul.

Anciennes ligues de ce territoire

Avant la réforme de 2016, Nouvelle Aquitaine se partageait entre 3 ligues. Leurs pages sont conservées telles quelles.