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Région

Terrains et Circuits Moto Cross de la région Bretagne – page 3

Septième au classement des régions pour ses terrains de moto-cross recensés, la Bretagne aligne des pistes dont les sols ne se ressemblent pas. Les cailloux reviennent le plus souvent dans la description des terrains, devant le sable et l'argile, et la terre ordinaire fait le reste. Un pilote qui change de club change donc de repères : ce qui remonte dans la roue avant n'a pas la même saveur sur une piste pierreuse et sur un tracé sableux. Le plus long parcours breton se déroule à La Motte, sur 2200 mètres. Avant de s'occuper du sol, on s'occupe de la tenue : bottes fermées jusqu'en haut, dorsale sous le maillot, gants secs et une paire de lunettes de rechange au fond du sac.

51 circuits

Le poids des quatre départements bretons n'est pas le même. L'Ille-et-Vilaine arrive en tête avec 22 terrains et 16 moto-clubs, devant les Côtes-d'Armor et leurs 13 terrains tenus par 11 clubs. Le Morbihan suit avec 10 terrains et 8 clubs, le Finistère avec 7 terrains et 6 clubs. Aucun n'est dépourvu. Quatre terrains ont fermé sans rouvrir, 34 restent ouverts. La Ligue Moto Cross de Bretagne recouvre ce territoire, mais le découpage des ligues est antérieur à celui des régions et ne lui correspond pas : les chiffres des unes ne se posent pas sur ceux des autres.

À l'entrée, tout ne se joue pas pareil. Sur 29 terrains, la licence FFM est la condition ; 12 en acceptent d'autres, et pas un seul ne se roule sans licence. Il en coûte 8 € en valeur médiane, les tarifs relevés s'échelonnant de 5 à 35 € la journée. Parmi les pratiques déclarées, la moto arrive sur 50 terrains, le MX sur 46, le moto-cross FFM sur 38 et l'UFOLEP sur 12 ; le quad et le moto-cross enfant apparaissent chacun sur 7 terrains.

Cette double porte d'entrée dit quelque chose de la pratique. La licence annuelle prise auprès de la fédération ouvre l'entraînement encadré et les grilles de départ, avec les formalités qui vont avec, à régler avant la saison plutôt que la veille. Un titre pris à la journée auprès du club qui reçoit permet au contraire de rouler sans s'engager pour l'année : on se présente, on remplit ce qu'il faut, on paie son passage et on part s'échauffer. Le calcul se fait moins sur le prix que sur le nombre de sorties prévues et sur l'envie, ou non, de prendre un départ en manche. C'est le club gestionnaire qui dit quel titre il accepte.

Une journée de roulage se joue aussi sur ce que le pilote a dans les bras. Ce qui lâche en premier, sur une piste, ce ne sont pas les jambes : les avant-bras durcissent, la poigne se ferme sur les leviers, et l'on finit par porter la moto au lieu de la laisser travailler sous soi. On y gagne à serrer le réservoir avec les genoux, à garder les coudes hauts, à relâcher les doigts dans chaque ligne droite. Le souffle compte autant : respirer en rythme plutôt que bloquer l'air en sortie de virage. Et l'on boit entre les sessions, casque posé, avant que les mains ne se mettent à trembler sur les poignées.

Le quad et le moto-cross enfant figurent parmi les disciplines déclarées ici, et une piste partagée ne se roule pas comme une piste vide. Le sens de circulation se demande en arrivant, avant même de sortir la machine : on tourne dans un sens, on double du côté que le club a fixé, on lève la main avant de quitter le tracé. Celui qui rattrape choisit un endroit large et annonce son passage ; celui qui se fait rattraper tient sa trajectoire plutôt que de s'écarter d'un coup. Les drapeaux valent aussi pendant un roulage libre. Quand les freinages ne passent plus qu'une fois sur deux, le tour suivant se fait au stand.

Anciennes ligues de ce territoire

Avant la réforme de 2016, Bretagne se partageait entre 1 ligue. Leurs pages sont conservées telles quelles.